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Le projet consiste dans la construction d’un réseau de coopération et
d’échange d’expériences
entre des pays du Nord et du Sud impliqués dans la conservation et la
mise en valeur du patrimoine de la culture thermale, en vue de soutenir
le développement local.
Les sources thermales doivent leur survivance à la conservation des
canaux qui acheminent leurs eaux vers la surface, et au maintien d’une
relation équilibrée entre l’homme et son environnement. Elles exigent de
recourir à de « bonnes pratiques » de mise en valeur, respectant le
patrimoine historique, culturel et environnemental, telle s que les
pratiques du développement local qui nécessitent des capacités
d’organisation spontanée, une cohésion sociale et le souci de répartir
équitablement les avantages escomptés.
Depuis le XXe siècle, l’industrie a fourni un appui remarquable aux
activités liées aux sources thermales, ainsi qu’à l’environnement
naturel dont elles sont l’expression fondamentale. A vrai dire, il
s’agit d’une industrie d’un type particulier, si l’on considère le
matériau et les procédés et techniques dont elle fait usage – et
pourtant d’une industrie qui s’intègre parfaitement aux perspectives de
développement des XXe et XXIe siècles dans le domaine de la production
des biens de consommation au sens le plus large du terme.
L’apparition d’une industrie des eaux minérales a remplacé d’une façon
efficace l’approvisionnement direct sur les lieux de la part de
consommateurs, en entreprenant d’aller à la rencontre du marché. Les
eaux minérales, à usage médical ou alimentaire, sont ainsi devenues des
éléments courants dans le panorama de la consommation quotidienne, à
l’intérieur d’un marché qui s’élargissait géographiquement et
sociologiquement, et qui a porté
l’image des vertus, aujourd’hui jugées écologiques, des stations
thermales au-delà des limites de leur localisation originelle.
L’image, salutaire et agréable, de ces eaux minérales qui s’est répandue
dans ces conditions a sans nul doute engendré une tendance au
renouvellement de la fréquentation des sources thermales, dont
l’environnement est paré des qualités propres à attirer un tourisme de
la remise en forme corporelle (on ne consIdérera pas ce point dans le
projet). Cependant, elle a aussi séduit une clientèle touristique
intéressée à inclure les stations thermales dans une géographie
historique et culturelle de haut niveau, réunissant par exemple les
charmes d’Amelia, de Spolète ou de Todi.
Sans nul doute également, l’industrie participe par suite à l’émergence
d’un développement durable. Sa contribution, certes, a connu des hauts
et des bas, passant par une croissance, puis un déclin, et finalement un
nouveau départ, ainsi que la modernisation d’établissements s’adressant
principalement aux touristes, c’est à dire conçus pour accueillir un
public de visiteurs. L’industrie a apporté un second souffle à une
histoire de très longue durée des eaux thermales, en les associant à la
satisfaction de nouvelles attentes de la part de leur clientèle. Ainsi
l’industrie est-elle devenue l’instrument d’un nouveau mode d’insertion
des eaux thermales dans une société en rapide évolution, et aussi
possiblement d’une exploitation plus rationnelle et respectueuse de la
ressource que constituent ces eaux.
Les
participants au project
· Chef de file: L’idée du projet appartient au Département d’histoire,
géographie et anthropologie de l’Université de Roma Tre, Prof. Marcella
Arca Petrucci, qui a su gagner l’adhésion d’un consortium de
municipalités de l’Ombrie : San Gemini, Acquasparta, Massa Martana,
Montecastrilli,, Avigliano Umbro, ainsi que le soutien de la Sangemini
s.p.a., une compagnie très réputée dans la production et la
commercialisation des eaux minérales de cette région de l’Italie.
· De France: L’Université de Haute-Alsace à Mulhouse, à travers le
Centre de Recherche du CRESAT
· D’Espagne (Catalogne): la Municipalité de Caldes de Monbui
· Du Portugal: la Municipalité de Chaves (Portugal septentrional)
· De l’outre-mer: l’Ecomusée de Salazie, Ile de La Réunion (France)
Résultats du projet
Outre la constitution du réseau, le projet a produit :
- une exposition internationale, accompagnée de son catalogue*,
- et une conférence internationale finale accompagnée de ses Actes**
* Il patrimonio della cultura termale. Per una rete europea di
ecomusei, Acquasparta, Palazzo Cesi
** Il patrimonio della cultura termale. Per una rete europea di ecomusei,
Colloquio internazionale di studi, San Gemini (Terni), 15-16 settembre
2005, ATTI, 107 p.
S’ajoute à
ces publications l’ouvrage entièrement réalisé par les soins du
partenaire réunionnais du projet au cours de son exécution, intitulé:
Rasine domoun Salazi. L’histoire du peuplement, sous la dir. de
Patrice PONGÉRARD, Ecomusée Salazie, décembre 2004, 111p
Nouvelles
récentes du réseau
La Municipalité d’Acquasparta a planifié la réhabilitation du Parc
Thermal del’Amerino, au terme d’une longue période de dégradation et de
mediocre utilisation, alors qu’il avait été dans le passé l’un des
complexes du thermalisme / tourisme les plus vivants et de la plus
grande qualité dans le panorama régional cu « circuit du bien-être ».
Un financement de la Région Ombrie, d’abord, et ultérieurement, on
l’espère, provenant de sources publiques et privées, soutient ce projet.
Acquasparta envisage un projet territorial plus ambitieux de
valorisation touristique, incluant également les municipalities de
Sangemini, Montecastrilli et Avigliano Umbro.
Ce projet, intitutlé La terra dell’acqua e dei ciclamini”, prévoit de
définir un “produit touristique unifié” se caractérisant par l’ensemble
des valeurs de l’environnement, des paysages, de l’histoire et de la
culture, des eaux minerals et des activités thermalrs. activities.
Source: Stefano Bufi in INGENIUM, the Journal of the Union of
Engineers of the Province of Terni, 2007).
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