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Dernières nouvelles


En 2008-2009 Koinetwork geie a décidé de définir un nouvel équilibre au sein de ses activités. Tout en poursuivant ses tâches fondamentales d’édition et de publication de le Revue de TICCIH, Patrimoine de l’industrie / Industrial Patrimony, notre équipe a réduit son investissement en termes de participation à des programmes de la Commission Européenne concernant des thèmes et des actions dans le domaine de la culture. La raison essentielle de cette réduction tient au fait qu’il semble de plus en plus malaisé de combler le fossé qui sépare les intérêts spécifiques de notre groupe des orientations des programmes culturels européens. Tandis que nos intérêts se situent essentiellement dans le domaine de la diffusion de la connaissance, de la recherche et des instruments de la recherche en archéologie industrielle, de la mise en valeur du patrimoine de l’industrie à travers son articulation harmonieuse sur les territoires et les paysages, de la conservation du patrimoine immatériel, de la réintégration du patrimoine industriel dans des expériences de développement durable – économique, social, culturel – des sociétés d’après la désindustrialisation, etc. - la Commission Européenne soutient de préférence des actions de masse, accordant son financement à des structures déjà bien dotées plutôt qu’à des associations innovantes mais de petites dimensions, encourageant le débat autour de thèmes déjà largement diffusés dans le public, l’usage des médias à des fins culturelles, l’organisation de grands « événements », ou encore des thématiques périphériques ou étrangères au patrimoine industriel.
Cependant, Koinetwork va demeurer attentif aux contenus et appels d’offres dans le contexte des nouveaux programmes Européens visant à construire des passerelles entre l’Europe et les pays non-Européens. Ainsi notre groupe a-t-il offert son soutien et sa disponibilité à rechercher des financements à l’occasion de la proposition faite par le représentant national de l’Inde auprès de TICCIH d’organiser dans un proche avenir une conférence internationale sur le patrimoine industriel dans son pays.

NOS NOUVELLES ORIENTATIONS
En bref, elles sont toutes guidées par la volonté d’intensifier notre travail de constitution de réseaux.
1. Nous avons établi une coopération fructueuse avec l’ association Les Rencontres, qui travaille depuis des années avec un grand nombre de pays européens (audelà même des frontières de l’Union Européenne) au niveau des villes et des régions. Cette association organise régulièrement des colloques dans différentes villes européennes sur tous les thèmes relatifs à la construction de l’unité culturelle de l’ Europe. Louis Bergeron a participé, au départ, à la rencontre de Covilha, Portugal, à l’automne de 2007 (cf. la Deuxième Partie du présent numéro de la Revue), consacrée notamment à la réhabilitation et à la réutilisation d’un important « stock » patrimonial immobilier dans un contexte urbain. Au printemps Spring 2008 Maria Teresa Pontois a participé à la rencontre de Mons (Bergen, Wallonie), sur le thème de la conservation du patrimoine immatériel, et en juin 2009 Helena Zemankova représente Koinetwork à la rencontre de Zlin, Moravie, République Tchèque, en vue d’attirer l’attention sur la formidable richesse de cette ville dans le domaine du patrimoine industriel moderne et de l’idéologie qu’il exprime.
2. L’intérêt de Koinetwork se porte fortement désormais sur les candidatures à la Liste du Patrimoine Mondial – que leurs dossiers soient en cours d’élaboration ou en projet – de sites industriels qui lient restructurations urbaines ou territoriales et conservation du patrimoine industriel. Tel est le cas de Sesto San Giovanni (Milan, Italie), soutenus par Maria Teresa Pontois et Louis Bergeron en tant que consultants, ou d’Ivrea (Piémont, Italie) où Maria Teresa Pontois et Luca Guglielminetti sont impliqués dans un projet de musée de plein air de l’architecture industrielle du XXe sièicle à l’échel de toute une ville. A Ostrava (Moravie, République Tchèque), Helena Zemankova et Vaclav Zemanek, à la fois comme architectes et comme représentants  de Koinetwork, sont activement engagés dans une négociation pour la reconnaissance de leur projet qui associe étroitement et utilement la mémoire de l’industrie avec la réactivation de l’ancienne zone industrielle dans sa partie protégée (il s’agit du plus important site sidérurgique de l’ancien empire austro-hongrois). Rappelons également le vif intérêt manifesté par Koinetwork à l’égard de la candidature française du Bassin Minier Nord-Pas de Calais, un concept tout à fait innovant dans la catégorie des paysages industriels, aussi bien que de celle des villes horlogères suisses du Locle et de La Chaux de Fonds, en particulier à l’occasion d’ interventions de Louis Bergeron comme consultant.
3. L’année 2009 demeurera un jalon important dans l’histoire du développement de Koinetwork puisque le groupe a osé à cette date se lancer dans l’organisation de son premier workshop international. Les participants sont venus à Paris à la fin du mois de mai, du Japon, de la Sarre, de la Région Lombardie, de la Principauté des Asturies, de la Fondation Culturelle de la Banque du Pirée, et ont été accueillis par la Mairie de Paris, la Région Ile de France et le Conseil Général de la Seine-Saint- enis.Le n° 22 de la Revue (fin décembre 2009) sera entièrement consacré à actes de cette rencontre. Le thème en a été «Patrimoine culturel et Economie », un thème suggéré par une initiative antérieure de la part de nos partenaires japonais, à laquelle Louis Bergeron avait été associé lors d’un séminaire à Tokyo- Yokohama à la fin de 2007. A vrai dire, la décision d’organiser ce workshop se relie également au soutien affirmé par notre groupe à la « tentative list » du Japon (liste de sites potentiels du Patrimoine Mondial),qui désormais a inscrit au premier rang des priorités la magnifique manufacture de soie de Tomioka (Honshu).

Toutes ces nouvelles orientations sont conformes à la vocation de Koinetwork en tant que « agence pour l’internationalisation des cultures et des entreprises », dans la mesure où elles impliquent une coopération plus étendue avec des entreprises, des fondations, des ministères (comme cela a été récemment le cas au Japon avec le METI (Ministry of Economy, Trade and Industry) – et avec la Fondation IIST (Institute for International Studies and Training).


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Du 13 au 15 novembre 2008 s’est tenu au Centre Historique Minier de Lewarde (Région Nord-Pas de Calais) un important colloque tenu en coopération avec le CILAC, intitulé : « Le paysage minier, un paysage contesté ». Ce colloque s’inscrivait également dans une série de manifestations propres à appuyer la préparation du dossier de candidature du Bassin Minier à une inscription sur la Liste du Patrimoine Mondial en diffusant largement l’ information parmi les élus comme auprès d’un public local, français et étranger, sur cette ambitieuse initiative. Le Secrétaire Général du Centre Historique Minier, André Dubuc, avait demandé à Louis Bergeron d’assurer la présidence scientifique du colloque.

L’Association Nationale des Architectes des Bâtiments de France a tenu à Bordeaux, du 4 au 6 décembre 2008, son Congrès annuel qui a réuni près de 400 participants français et européens. Le thème général en était : « Aménagement durable et Patrimoines. Politiques européennes ». Les organisatrices, Mmes Dominique Herla-Douçot et Nathalie Chazalette, avaient invité Koinetwork à participer à l’une des demi-journées, autour d’un thème plus particulier : « Présentation d’expériences pilotes de revitalisation durable de friches en Europe ». Dans ce cadre et sous la coordination de Maria Teresa Pontois, ont été présentés des exposés sur la création au centre de Grenoble d’un « habitat écologique » et sur le projet d’un quartier à « haute qualité de vie » à Amsterdam. Ils ont été suivis par les interventions de Geneviève Dufresne, vice-présidente du CILAC et représentante nationale française auprès de TICCIH ; du professeur Helena Zemánková, notre associée ; du Maire et la Directrice de l’urbanisme de Sesto San Giovanni ; et de l’architecte Bernard Plattner, de l’Agence Renzo Piano. Un prochain numéro de la Revue fera écho notamment à la présentation des cas d’Oslo, Zlin et Sesto San.Giovanni.

Le 29 octobre 1908 Camillo Olivetti fondait à Ivrea (Ivrée, Région du Piémont) la première manufacture italienne de machines à écrire. Un siècle plus tard, en mars 2008, le Ministère italien des Biens et Activités culturels, suivant l’initiative de la Fondation Adriano Olivetti, de la Ville d’Ivrea et du Politecnico de Milan, a constitué un Comité National pour la commémoration du centenaire de la société Olivetti. Au programme des activités était inscrit un cycle de rencontres sur le thème de la valorisation du patrimoine culturel et architectural de la société, et particulièrement de la revitalisation du Musée de plein air de l’architecture moderne d’Ivrea. A l’horizon de ces rencontres se profile l’intention de mettre en route une candidature à l’inscription d’Ivrea sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco.
Koinetwork a été invité par Laura Olivetti et Patrizia Bonifazio, respectivement présidente et membre de la Fondation Adriano Olivetti, à participer à la première rencontre, sur le thème : « Pourquoi ce Musée. Thèmes, pratiques, acteurs », qui s’est tenue à Ivrea du 11 au 16 décembre 2008. Notre associé Luca Guglielminetti a participé au groupe de travail technique (aux côtés des professeurs. Jean-Louis Cohen et Maria Luisa Sturani), qui met au point la stratégie globale de valorisation d’un pareil patrimoine.

Koinetwork a déposé auprès de la Commission Européenne un projet dans le cadre de son Programme eContentplus 2008. Notre groupe, en tant que coordinateur du projet, a obtenu le partenariat de plusieurs membres du Board de TICCIH ou de représentants nationaux auprès de TICCIH, et de dirigeants d’associations nationales, d’établissements universitaires ou de Fondations privées. L’objectif du projet est de sélectionner une masse critique de matériaux provenant de publications dans le domaine de l’archéologie et du patrimoine de l’industrie dans sept pays européens, en vue de constituer une bibliothèque virtuelle accessible librement à tout un éventail de publics différents.
Louis Bergeron a été invité le 7 mai 2008 à présenter une communication lors d’une rencontre organisée à Pérouse par la Régione Umbnria à l’occasion de la mise en vigueur de la nouvelle loi régionale sur les écomusées. Beaucoup de participants venus de nombreuses régions d’Italie, et notamment du Piémont, ont témoigné par leurs interventions de la vigueur que conserve, dans ce pays d’Europe, le mouvement en faveur de la création de ce genre d’institution, auquel le patrimoine industriel, en particulier, est tellement redevable.
Koinetwork, en tant qu’éditeur de la Revue de TICCIH, participe à une exposition de ses publications, qui se tient en marge du XXIIIe Congrès Mondial de l'Association Internationale des Architectes ( www.uia2008torino.org ), organisé à Turin à la fin de juin par les soins de l’un des Départements du Politecnico. Des panneaux illustrent l'activité de dix pays membres de TICCIH dans le champ du patrimoine industriel, d'après leurs rapports nationaux au Congrès de 2006 ou d’autres articles publiés dans Patrimoine de l’industrie / Industrial Patrimony.
Tuija Mikkonen a présenté une communication à l’occastion du TICCIH Seminar on Training and Education within the field of Industrial Heritage, Stockholm-Norberg, Sweden, 8-11 June 2008, intitulée: ”L’E-learning, une méthode d’éducation pour le patrimoine industriel”. Elle a résumé les resultants de TORUS, un projet d’une durée d’un an et un réseau financés en 2007 par le Ministère Finlandais de l’Education. Le réseau des Universités finlandaises pour l’Histoire de la Science et de la Technologie est l’expression d’un effort commun à toute une série d’universités finlandaises, sous la coordination du Département d’Histoire de l’Université d’Oulou. L’un des 17 cours différents a consisté en une introduction aux études sur le patrimoine industriel, d’après un projet et sous la coordination de Tuija Mikkonen.
Maria Teresa Pontois a été invitée à participer au Grand Hornu (Belgique) le 16 mai 2008 à une rencontre organisée par l’association « Les Rencontres ». Cette organisation, qui est « une association des villes de la grande Europe pour la culture »,a été fondée par et pour des élus chargés de l’éducation et de la culture dans plus de 160 collectivités territoriales dans l’Union Européenne. La Rencontre de Mons était consacrée au thème général : « Racines et Culture », une réflexion autour de l’expérience de la cité wallonne de Mons (dont la grande fête de la Ducasse a été inscrite sur la Liste du Patrimoine Mondial au titre du patrimoine immatériel). Elle a présenté un exposé intitulé : »du patrimoine bâti au patrimoine immatériel de l’industrie : recherche, sauvegarde, interprétation des traces ». Maria Teresa Pontois avait antérieurement présenté une communication à la « Rencontre » de Covilha (Portugal) le 8 novembre 2007 sur le thème : « Le patrimoine industriel est-il une valeur commune partagée  par les politiques culturelles locales et européennes dans l’optique du développement durable ?».

Ce texte est consultable sur Internet à l’adresse : www.lesrencontres.eu

A la même occasion Louis Bergeron avait présenté une communication sur le thème : « Le patrimoine industriel : un patrimoine commun au monde entier, un enjeu que les politiques culturelles doivent assumer. » 
 

  

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